Économies d’énergies : Marcoussis sur la bonne voie

Suite à un diagnostic énergétique réalisé en 2008, la municipalité de Marcoussis étudie les mesures à prendre. Une démarche volontariste, qui vise à réduire sensiblement les factures de gaz et d’électricité.

«  Nous sommes allés au delà des obligations de l’État en matière de bilan énergétique  », se félicite Stéphan Bonnamy, directeur des services techniques de la ville de Marcoussis. L’État impose en effet la réalisation d’un audit énergétique (gaz et électricité) pour les bâtiments communaux disposant d’une surface utile de plus de 1000 m2. Objectif : réaliser de substantielles économies d’énergie, contribuer ainsi au développement durable, et rationaliser les dépenses de fonctionnement.
Durant plusieurs mois fin 2008, trente bâtiments appartenant à la ville de Marcoussis – la quasi totalité du patrimoine communal – ont donc été passés à la loupe, soit une surface utile de 25300 m2. « Nous avons vérifié la nature des constructions, l’état de l’isolation globale des équipements, des ventilations, des ouvertures », détaille Stéphan Bonnamy.

« Une dépense importante »

Désormais, Marcoussis possède une « photographie précise » de sa consommation d’énergie, évaluée à 5606 mégawatt par an. Soit une facture de 270 000 € (en 2008). Des chiffres situés dans la moyenne nationale. « Grâce à l’aide du SIGEIF [1] et des bureaux d’étude, chaque bâtiment possède une étiquette de consommation d’énergie visible par tout le monde, à l’image de l’électroménager ou des véhicules », précise Stéphan Bonnamy.
Mais le plus important reste à faire : réduire la facture énergétique. Celle-ci passe par un changement des habitudes de chauffage et par des travaux, d’isolation notamment, au niveau des toitures et des ouvertures, pour éviter les déperditions énergétiques. Estimés à 4 millions €, ces travaux - dont les modalités ne sont pas encore fixées - ne devraient pas débuter avant 2012. « C’est une dépense importante pour Marcoussis, ville de 8000 habitants, concède Stéphan Bonnamy. Cela prendra plusieurs années. » Une démarche volontariste, qui s’inscrit dans le cadre de l’Agenda 21 initié par le maire, Olivier Thomas.