Une bourse au permis solidaire

Depuis 2009, la ville des Ulis offre une bourse au permis de conduire à 10 jeunes âgés de moins de 26 ans. Seule contrepartie : réaliser une action solidaire au sein d’une association locale.

Encourager la mobilité et la vie associative.

Depuis 2009, la mairie des Ulis propose une bourse au permis de conduire annuelle pour dix jeunes âgés de 18 à 25 ans. Impulsée par le maire Maud Olivier, vice-présidente du Conseil général de l’Essonne chargée de la lutte contre les discriminations, cette action solidaire et citoyenne originale s’inscrit dans l’Agenda 21 de la commune. Labellisé par le département en 2009, il regroupe les grandes orientations en matière de développement durable.

Un don de 60 heures

« Avec l’aide de l’État via la Politique de la ville et la région Île de France, nous finançons 80 à 90% du coût du permis de conduire sur la base d’une formation classique de 20 heures », explique Hamadou Mbodj, responsable de la direction de la jeunesse à la mairie des Ulis. En échange, les jeunes s’engagent à donner au préalable 60 heures de leur temps, en 6 mois, à l’une des cinq associations locales adhérentes au dispositif : Emmaüs, Études et Chantiers Île de France, le CCAS, le club Léo Lagrange et l’épicerie sociale la Passerelle du soleil. »
Dans le même temps, la ville organise pour les jeunes conducteurs boursiers une session de formation de trois heures à l’éco-citoyenneté. Une sensibilisation à la conduite économique, aux circulations douces et aux dangers de la conduite sous l’emprise de substances addictives.

Une forte demande

La troisième édition de cette bourse au permis débutera en septembre prochain. Chaque année, 80 jeunes y postulent ! Les candidats disposeront d’un délai élargi de 12 à 18 mois pour tenir compte d’un examen de plus en plus sélectif : le taux de réussite des jeunes conducteurs boursiers s’élève à 40%.
« 90% des jeunes finalisent leur action solidaire jusqu’à l’obtention du permis, souligne Hamadou Mbodj. La plupart continuent en parallèle leurs études. Une fois en poche, le permis améliore leur mobilité en attendant d’entrer dans le monde du travail. »
Jusqu’à présent, trois jeunes ont décroché le permis D transport en commun. L’un d’eux a été embauché immédiatement par une société de transport intervenant aux Ulis. Et plusieurs jeunes continuent de s’investir dans les associations de la ville. Un dispositif « gagnant gagnant », pour tous ses acteurs.