LES TéLéCENTRES, UNE DYNAMIQUE EN MARCHE !

Voir en ligne : Retrouver ici le guide à l’usage des collectivités Télécentres et Tiers-Lieux

Une étude initiée par la Caisse des Dépôts et réalisée par l’ENS Cachan et le cabinet PMP en septembre 2013 a quantifié les externalités qui seraient générées par un réseau de télécentres en Ile-de- France et dans les 20 plus grandes agglomérations françaises en 2025

Sur la base d’hypothèses prudentes, ce réseau serait constitué d’un peu plus de 300 télécentres en Ile-de-France et 120 télécentres en régions, permettant d’accueillir un peu moins de 200 000 télétravailleurs, soit environ 2,5 % des actifs.
L’approche scientifique conduite par l’ENS Cachan a permis de calculer les externalités potentielles de ce réseau de télécentres pour :
• les utilisateurs des télécentres (indépendants, salariés ou agents de la fonction publique),
• les employeurs, publics ou privés,
• la collectivité et les pouvoirs publics.

Pour les utilisateurs des télécentres, les principaux bénéfices seraient :
• 80 minutes en moyenne de gain sur les temps de transport par journée télétravaillée en Ile-de- France, dont 35 sont réinvesties dans la vie professionnelle et 45 dans la vie personnelle,
• 124 € d’augmentation du pouvoir d’achat mensuel (essence et entretien de la voiture, repas, services à la personne,...),
• une réduction du stress pour 73% des individus,
• une amélioration générale de leur santé pour 60% des individus.

Les employeurs, publics ou privés, bénéficieraient de l’amélioration du bien-être de leurs employés mais aussi d’une augmentation significative de leur production :
• les télécentres permettraient une baisse de l’absentéisme de l’ordre de 5,5 jours par an et par télétravailleur,
• la production serait quant à elle augmentée de 13%, décomposée entre :
 6% d’augmentation du temps de travail (absentéisme + temps de transports), d’une part,
 7% d’augmentation de la productivité, d’autre part.

Pour la collectivité accueillant un télécentre sur son territoire, les retombées – en moyenne – seraient les suivantes :
• 9 emplois créés dans la commune,
• 56 habitants supplémentaires dans la commune,
• 56 600 €/an de consommation déplacée vers la commune,
• 50 300 € de recettes fiscales supplémentaires pour la commune,
• les bénéfices qu’elle en retirerait comme tout employeur et utilisateur potentiel de ces lieux.
Par ailleurs, un tel réseau permettrait d’éviter 116 000 déplacements quotidiens (dont 78 000 en Ile-de-France).
Cette réduction des déplacements amènerait à une baisse des émissions de CO2 de 34 000 tonnes par an, soit 0,5 tonne par poste de travail.
Les retombées économiques de cette réduction à l’échelle de la
France ont été calculées dans le cadre de l’étude citée précédemment :
• externalités collectives tangibles (économies sur le coût de maintenance des routes, de construction des parkings,...) : 60 M€/an,
• externalités collectives monétarisées (monétarisation de la réduction des accidents, de la pollution, de la décongestion routière,...) : 100 M€/an,
• gains individuels (monétarisation du gain de temps des individus,...) : 276 M€/an.
Enfin, l’impact de la baisse des arrêts maladie a été estimé à près de 46 M€/an pour l’État.

Au total, le déploiement et l’utilisation d’un tel réseau représenterait une économie d’un demi-milliard d’euros par an pour la collectivité nationale.