Sauver les crapauds, c’est leur dada

Peut-être n’avez-vous pas remarqué cela lors de vos déplacements sur les routes, mais de nombreuses victimes de la circulation se retrouvent sur la D 145 à hauteur de l’étang de Bouville, à D’Huison-Longueville. En effet, de nombreux crapauds se retrouvent écrasés à cet endroit. Ce phénomène s’explique car à l’heure des redoux, les crapauds se rendent en direction de l’étang afin de se reproduire. Malheureusement, nombre d’entre eux ne survivent pas à la traversée inverse de cette départementale.

Depuis peu, des bénévoles impliqués dans la protection de ces batraciens ont installés pour la quatrième année une passe à batraciens à l’initiative du Parc naturel du Gâtinais (PNR).

Des bénévoles de tous âges et toutes catégories sociales (étudiants, retraités, professionnels de l’environnement etc.) se mobilisent en installant des filets sur 275 m des deux côtés de la route. Un seau a été installé tous les dix mètres dans des tranchées afin d’empêcher les crapauds de traverser la route. Les crapauds tombant dans les seaux seront récupérés, comptes et relâchés chaque matin dans la mare par des bénévoles.

Cette protection des amphibiens n’est pas anodine : depuis la loi de 1976, tous les amphibiens sont protégés, à l’exception de quelques espèces comme les grenouilles-taureaux. Il est donc nécessaire d’agir, et le PNR du Gâtinais l’a bien compris. Lors de l’enlevée de cette passe, environ 7 000 spécimens auront été sauvés selon lui.