La France vit désormais au-dessus de ses moyens

La date est fatidique et de plus en plus précoce.
A partir du 5 mai, la France vit à crédit. Son empreinte écologique se dégrade d’années en années.
L’humanité a consommé en quelques mois seulement toutes les ressources que la Terre peut produire au cours d’une année.
Jusqu’à la fin 2018, pour continuer à boire, à manger, à nous chauffer ou à nous déplacer, nous allons donc surexploiter les écosystèmes et compromettre leur capacité de régénération.

Ce " jour de dépassement de la Terre" est calculé chaque année par un institut de recherche international, le Global Footprint Network, basé à Dakland (Californie).
Grâce à plus de 15 000 données des Nations Unies, il compare l’empreinte écologique de l’homme, qui mesure l’exploitation des ressources naturelles de la Terre, avec la biocapacité de la planète, c’est-à-dire sa capacité à reconstituer ses réserves et ) absorber les gaz à effet de serre.

Dans ce monde, l’humanité aurait alors besoin de 2,9 planètes Terre par an pour subvenir à ses besoins contre 1,7 en prenant la moyenne mondiale. Au niveau planétaire, le "jour du dépassement" arrive en effet plus tard : en 2017, il était le 2 août.

Nicolas Hulot, Ministre de la Transition écologique, réagit à l’annonce de cette date en indiquant qu’il faut changer d’échelle dans le développement des solutions comme les énergies renouvelables, l’aménagement du territoire et la lutte contre l’artificialisation des sols, l’agriculture sans pesticides, la lutte contre la déforestation importée.

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