Impacts du réchauffement planétaire de +1,5°C et trajectoires d’émissions mondiales de gaz à effet serre associées - Rapport du GIEC

Le Rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) s’est réuni en octobre dernier afin de finaliser et adopter le résumé à l’intention des décideurs du rapport spécial dit 1,5°C.

Au terme des cinq jours de discussions, ce texte clé de 34 pages, traduit ici en français, a été adopté le 6 octobre 2018, puis rendu public le 8 octobre 2018.

Vous pouvez le consulter en pièce jointe.

Ainsi sur la base des dernières données compilées par une équipe internationale
de scientifiques. Le constat est sans appel : pour ne pas dépasser 2 °C de réchauffement, les pays doivent tripler le niveau de leur effort.
Et le multiplier par cinq pour ne pas aller au-delà de 1,5 °C.

L’analyse du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) s’appuie sur les « contributions déterminées au niveau national », c’est-à-dire sur les engagements annoncés par les 196 pays signataires de l’accord de Paris pour faire décroître leurs émissions à l’horizon 2030.

Or, ces contributions, à supposer qu’elles soient intégralement tenues,
mettent la planète sur une trajectoire de réchauffement d’environ 3,2 °C d’ici à la fin du siècle.

Le temps est donc compté. Pour conserver une chance de ne pas franchir la barre des 2 °C.

« Aujourd’hui plus que jamais, une action urgente et sans précédent
est requise de tous les pays », insiste l’organisation onusienne. C’est à cette condition, et à elle seule, que l’humanité ne courra pas à la catastrophe. L’équipe de scientifiques dresse une série d’actions qui permettrait de maintenir la planète sur la trajectoire d’un réchauffement maximal de 2 °C.